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Deux techniques jumelles aux nuances délicates : comparer l'acupression et l'acupuncture

Posté par Franck

Acupression ou acupuncture, comment choisir ? Quelles différences ? Prenons le temps de regarder ensemble ce qui les distingue, ce qui les caractérise pour mieux les appréhender et ainsi réussir à déterminer celle qui vous correspond le mieux et, pourquoi pas, comment les combiner.

Ces deux techniques, issues de la médecine traditionnelle chinoise, répondent à des maux parfois identiques, mais leur efficacité dépendra de l'adéquation du praticien avec son traitement ainsi que de sa finesse d'analyse quant à la réponse thérapeutique à y apporter. Dès l'antiquité, la médecine traditionnelle (pas seulement chinoise, celle de l'Egypte antique également) a rapidement mis en corrélation la santé avec une architecture de "méridiens" parcourant le corps et parsemés de "points" dont le traitement (par pression des doigts, comme l'acupressure ou la digitopuncture, ou par mise en place d'aiguilles) pouvait soulager les douleurs du corps et même les maux de l'esprit en favorisant une circulation énergétique, faisant ainsi office de thérapie.

L'acupression, "un coup de pouce" pour votre santé

Découvrons ensemble ce qu'est l'acupression, qui est concerné et quelles en sont les limites.

Quel est le principe ?

Issue des techniques de thérapie énergétique, cette médecine consiste à débloquer, soulager les points des méridiens en effectuant une pression savamment localisée afin de favoriser la libre circulation de l'énergie vitale à travers le corps. C'est également une méthode traditionnelle utilisée en relaxation (diminution du stress, stimulation nerveuse et réflexologie) qui peut également inclure des bénéfices traditionnellement liés au massage (avec les variantes de Shiatsu ou de massage chinois Tui-Na) ou toute autre technique d'acupressure. Pour se faire, le praticien doit d'abord poser un diagnostic sous la forme d'un bilan énergétique en 4 temps :

  • l'observation;
  • l'auscultation;
  • l'interrogatoire;
  • la palpation.

Une fois son diagnostic établi, il peut déterminer la pratique la plus adaptée pour le traitement des maux révélés. L'application d'une pression localisée sur les méridiens et points grâce aux doigts, paumes, coudes, pieds, peut commencer et, au bout d'une séance déjà , le patient pourra ressentir des effets plus ou moins concrets qui demanderont peut-être à être renforcés par une thérapie plus complète, si nécessaire.

Qui est concerné ?

L'acupression peut être appliquée sur toute personne n'ayant aucune contre-indication (consulter préalablement un médecin pour les femmes enceintes ou personnes atteintes de graves pathologies) et même sur soi-même, cela s'appelle le "Do In". L'acupression (ou acupressure) a prouvé son efficacité sur :

  • la gestion du stress;
  • le tonus musculaire;
  • le bon fonctionnement des organes;
  • les douleurs lombaires.

L'acupression permet également de mieux prévenir toute douleur liée aux problèmes d'ostéopathie avec des effets préventifs certains. Attention, cette pratique ne remplace pas une séance d'ostéopathie ou de kinésithérapie, mais certaines études tendent à prouver la complémentarité de chaque méthode combinée avec l'autre.

Quelles en sont les limites ?

Comme toute thérapie, l'acupression possède des limites. Combinant à la fois les bienfaits du massage, de l'acupuncture, de la réflexologie et valant même de traitement anti-stress, elle n'en reste pas moins une médecine dite "douce" et, à ce titre, son exercice ne fait l'objet d'aucune règlementation véritable (selon l'article L4161-1 du Code de la santé). Elle peut donc être enseignée, pratiquée librement, mais reste inscrite dans un domaine de compétences dans lequel le patient doit autant s'investir sur le long terme de sa santé que ce qu'il est en droit d'attendre du praticien qu'il consulte.

L'acupuncture, une pratique qui ne manque pas de piquant

L'acupuncture ressemble de près à l'acupression, à quelques différences près. Zoom sur l'acupuncture.

Quel est le principe ?

Cette thérapie est arrivée en Europe fin du XVIIème siècle grâce aux échanges commerciaux de l'époque entre le Japon et l'Europe occidentale. Cette technique, pareillement issue de la médecine traditionnelle chinoise que l'acupression, comporte de nombreux points communs sur la thérapeutique. En effet, son objectif est également de favoriser la meilleure circulation de l'énergie du corps et de permettre la stimulation des points composant les méridiens. Mais, à l'inverse de l'acupression, ce sont les aiguilles qui vont permettre la stimulation de la circulation énergétique et ainsi rétablir l'équilibre nécessaire au bien être. L'acupuncture comprend à ce jour 361 points énergétiques répartis sur 14 méridiens. La profondeur d'une aiguille au travail est infime (juste de quoi passer à travers la peau), ce qui ne peut créer aucune complication. L'examen du patient par le praticien ressemble de près à celui de l'acupression avec toutefois un temps de "soin actif au repos" :

  • l'anamnèse (historique du patient, écoute, notation des symptômes);
  • l'inspection du patient;
  • la palpation;
  • la mise en oeuvre du traitement;
  • le délai de traitement au "repos" avant retrait des aiguilles thérapeutiques.

Qui est concerné ?

La patientèle des acupuncteurs se retrouve logiquement en doublon de celle des acupresseurs, car les maux soignés sont les mêmes : douleurs lombaires ou articulaires, symptômes de stress, aide à la relaxation ou simplement pour soulager une douleur chronique. Les contre-indications sont les mêmes (presque inexistantes, excepté pour les femmes enceintes ou les personnes atteintes de pathologies graves, auquel cas se référer à un médecin au préalable).

Quelles limites pour l'acupuncture ?

Les pratiques ainsi que les maux traités étant proches, il va de soi que les limites restent les mêmes. L'acupuncture étant également considérée comme médecine douce, elle ne relève pas d'un cadre précis (selon l'article L4161-1 du Code de la santé). Mais elle reste très populaire et semble efficace sur les maux légers ou, parfois, sur des symptômes plus conséquents (comme les allergies, les maux de peau, etc.) sans pouvoir toutefois se prévaloir d'une étude sans équivoque sur la causalité de cette méthode et du traitement des symptômes.

Comment comparer deux techniques si proches et pourtant nuancées ?

Ces deux techniques travaillent sur le même principe de la circulation d'énergie vitale dans le corps humain (le "Qi", composé d'énergie YIN et d'énergie YANG). Le rôle du praticien est de déterminer les points de "blocage" de cette énergie puis de les libérer. C'est à partir de ce moment là que la sensibilité du patient intervient pour choisir entre ces deux techniques. Car le principe d'efficacité est corrélé avec celui des "affinités" du patient avec l'une ou l'autre technique : certains préfèreront le "toucher" de l'acupression, sans ustensile intermédiaire, souvent synonyme (à tort ou non) de facultés tactiles développées et donc plus efficaces. A contrario, d'autres pourraient privilégier l'acupuncture qui, grâce au principe des aiguilles et du temps logiquement plus long grâce au temps de "repos thérapeutique actif", pourrait leur sembler plus efficace.

Tout est affaire de sensibilités, seule la perception positive compte.